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REPORTAGE – S’il voit s’éloigner le « Marseille en grand » dont il rêvait, le président a profité d’un dix-huitième déplacement en neuf ans dans sa « ville de cœur » pour afficher sa détermination à rétablir le calme partout dans le pays et à relancer l’activité économique dans le centre-ville de la Cité phocéenne.
Constater les dégâts. L’expression, tristement adaptée à la situation, s’est imposée à Emmanuel Macron dès son arrivée à Marseille lundi. Ici, un mur tagué d’un « A » cerclé de vert, pour « Anarchie ». Là, un buste de Marianne dont la pointe du nez a été arrachée lorsqu’elle a été projetée face contre terre. Entre les deux, une chaise d’époque en équilibre sur trois pieds après avoir manifestement servi de projectile. Plus loin, enfin, une fenêtre fracassée, où un petit trou laisse apparaître la « Bonne Mère », en surplomb du Vieux-Port… mais dont le bris ferait presque croire à un impact de balle. La scène a tout d’un décor de règlement de comptes entre bandes rivales. C’est pourtant de l’Hôtel de ville qu’il s’agit. Alors, en foulant les dalles au motif damier qui ornent le sol, le président de la République observe, silencieusement, les stigmates, intacts, des émeutes du 17 octobre. À ses côtés, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et sa collègue Sabrina Roubache…
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Apsny News


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