Dans la Syrie post-Assad, éviter le spectre d’un chaos à l’irakienne

09.12.2024 - Pazartesi 10:19

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DÉCRYPTAGE - Après treize ans de guerre, conscients des fractures confessionnelles, les habitants et les États parrains d’un changement de régime redoutent un morcellement du pays.

Et après Assad ? Un scénario hante ceux qui se penchent sur l’avenir de la Syrie, enfin libérée de la dictature : celui de l’Irak post-Saddam Hussein de 2003, c’est-à-dire un morcellement du pays, déjà fracturé par treize années de guerre où de nombreux acteurs régionaux interfèrent. Une crainte renforcée par le profil des islamistes radicaux qui, rejoints par d’autres groupes armés, ont déclenché il y a douze jours l’offensive victorieuse qui vient de chasser Bachar el-Assad du pouvoir.

L’ex-branche syrienne d’al-Qaida, Hayat Tahrir al-Cham (HTC), domine cette coalition. Elle est dirigée par celui qui était aux commandes de l’offensive éclair qui a eu raison d’Assad, Mohammed al-Joulani. Cet ancien djihadiste s’est écarté de la mouvance al-Qaida en 2016, et pour accréditer sa mue, il semble avoir délaissé son nom de guerre pour sa réelle identité, Ahmed al-Chareh.

Ces dernières heures, avant d’aller célébrer sa victoire à la célèbre mosquée des Omeyyades à Damas, il a multiplié…

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