équipe rajeunie, nouvelles ambitions... Les Bleus champions olympiques étrennent leur titre à Dubaï

29.11.2024 - Cuma 06:24

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L’équipe de France à 7, avec un nouvel entraîneur Benoît Baby et des petits nouveaux, retrouve ce week-end le circuit mondial à l’occasion de la première étape aux Émirats arabes unis.

La glorieuse page des Jeux olympiques s’est terminée dimanche dernier, lors de la cérémonie des World Rugby Awards, sur un véritable feu d’artifice quand Antoine Dupont a été élu meilleur joueur du monde à 7 et que Jérôme Daret a été couronné entraîneur de l’année, une première pour un technicien septiste. Un triomphe pour le rugby à 7 tricolore. Mais la page est définitivement tournée. Après le tournoi amical d’Elche fin octobre (défaite en finale contre l’Espagne), la compétition reprend ses droits ce week-end avec la première étape du circuit mondial qui se déroule à Dubaï.

«On a bien profité de la période post-Jeux olympiques. Il était temps de se remettre au travail, confie le champion olympique Antoine Zeghdar (25 ans). Ça donne envie de repartir de plus belle et de s’entraîner dur pour arriver à nos fins. On est des sportifs de haut niveau, on aime la compétition. Ce n’est pas une fin en soi, les Jeux olympiques. On a à cœur de continuer à faire des bonnes performances et d’aller chercher d’autres choses. Ce n’est pas forcément très difficile de s’y remettre. Ça nous donne envie de continuer et d’aller chercher plus.» L’équipe de France a changé de visage, avec un nouvel entraîneur, Benoît Baby, et seulement cinq médaillés d’or présents à la reprise (Paulin Riva, Stephen Parez-Edo Martin, Jordan Sepho, Varian Pasquet et donc Antoine Zeghdar) dans le groupe des 13 joueurs retenus pour l’étape émiratie. 

Gagner une fois - je ne vais pas dire que c’est facile - mais c’est faisable. Rester au top, c’est très difficile

Varian Pasquet

Certains, après l’aventure parée d’or aux JO, sont retournés en Top 14. Antoine Dupont donc, mais aussi Jean-Pascal Barraque (Perpignan), Aaron Grandidier-Nkanang (Pau) ou Rayan Rebbadj (Toulon). «On ne pense pas vraiment à ceux qui sont retournés à XV. On veut juste commencer à préparer les prochains Jeux qui sont dans quatre ans, souligne Varian Pasquet, 25 ans également. Ce qui va être important, c’est qu’on élève tous notre niveau pour qu’on ait une équipe hyper homogène, comme ça a été le cas aux précédents JO. Que ce soit les remplaçants ou les titulaires sur le terrain. D’ailleurs, à chaque match, ça tournait pour la plupart et il y avait le même niveau sur le terrain. C’est ça qui est primordial : créer une équipe et un groupe très rapidement et très homogène.»

«L’intégration des nouveaux s’est bien passée. En fait, il y a un système de France Développement qui est en place, poursuit Antoine Zeghdar qui est un joueur de Castres. Ils avaient déjà quelques notions de notre système de jeu, ils n’ont pas eu beaucoup de mal à se mettre au niveau. Et ensuite, ce sont des mecs supers. On s’est tout de suite tous bien entendus. Ils sont très bien intégrés. On a un bon groupe.» Son coéquipier Varian Pasquet ajoute qu’«ils sont beaucoup à l’écoute . Ça rentre un peu dans la balance, le fait qu’on ait gagné. Ils se disent qu’on est des experts. Ils apprennent au travers de nous. Je pense que ça a eu un petit impact positif sur le groupe. Il faut qu’on s’assume maintenant en leaders et qu’on leur montre le chemin. Parce que le circuit mondial, c’est autre chose...» 

Et de mettre en garde : «Il faut être réaliste, on a un nouveau groupe. Au moins faire un podium sur nos premiers tournois, je pense que ce serait très bien avec ce nouveau groupe. On ne peut pas dire qu’on est forcément dans la continuité. Le groupe a changé, le coach a changé. C’est difficile de tout de suite retrouver les mêmes standards. Mais notre volonté et la volonté de ceux qui viennent d’arriver, c’est de gagner.»

C’est une certitude qu’on sera attendus. Il faut qu’on assume ce rôle

Antoine Zeghdar

La motivation reste donc intacte, surtout pour les «anciens». L’objectif des JO de Los Angeles est présent dans tous les esprits. «On aurait pu se poser la question de savoir si on arrêtait sur un titre olympique, mais c’est toujours hyper excitant et motivant de continuer. Parce que gagner une fois - je ne vais pas dire que c’est facile - mais c’est faisable. Rester au top, c’est très difficile, avance Varian Pasquet. Forcément, c’est motivant pour nous. Nous sommes tous des compétiteurs dans cette équipe et on a tous l’envie d’y retourner. On va voir comment ça se passe.» Pour leur reprise, les Bleus du 7 ont hérité d’une poule relevée avec l’Afrique du Sud, l’Australie et le Kenya. 

Désormais, la France - seule nation championne olympique avec les Fidji (2016, 2021) - va être désormais l’équipe à battre. Avec un nouveau statut à assumer. «C’est une certitude qu’on sera attendus. Il faut qu’on assume ce rôle, insiste Antoine Zeghdar. Il faut qu’on continue dans nos principes et dans notre système de jeu qui a marché jusque-là. C’est ça qui va être le plus important. Continuer dans ce qu’on sait faire et être le plus performant possible pour arriver à Dubaï et pouvoir jouer de la meilleure des manières.» Pour faire à nouveau de petites danses de la victoire ? Les deux joueurs en sourient : «Pour l’instant, on est focalisés sur le rugby. On a mis ça en stand-by... On regardera peut-être plus tard !»

Le programme des Bleus à Dubaï :
Samedi 30 novembre (en heure française)
France-Kenya à 7h50
France-Australie à 12h20
France-Afrique du Sud à 17h44

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