L’Arcom américain, ancien gendarme du puritanisme, transformé par Donald Trump en instrument de censure

29.09.2025 - Pazartesi 15:32

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RÉCIT - Depuis son retour à la Maison-Blanche, la Commission fédérale des communications (FCC) est accusée par des voix démocrates comme républicaines d’être instrumentalisée pour tenter de réguler une liberté d’expression totale pourtant garantie par la Constitution.

Sur la terre des hommes libres et de la liberté d’expression absolue, il y a des mots que l’on ne peut pas dire. Ils sont sept, considérés comme les plus tabous et les plus sales. Pour les avoir prononcés lors d’un sketch sur les ondes d’une radio new-yorkaise le 30 octobre 1973, l’un des pères de la comédie américaine, George Carlin, s’est retrouvé au centre d’un différend juridique entre la FCC (la Commission fédérale des communications, équivalent de l’Arcom chez nous) et l’association propriétaire de ladite station de radio.

En 1978, cinq ans après la diffusion du sketch, la Cour suprême des États-Unis estimait, dans une décision à cinq voix contre quatre, que l’organe de régulation était dans son bon droit : « Ces contenus manifestement offensants et indécents présentés sur les ondes confrontent le citoyen non seulement en public mais aussi dans l’intimité de son foyer, où le droit de l’individu à être laissé tranquille l’emporte clairement sur les droits au premier amendement…

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