«Les filles ont besoin aussi d’une grande sœur», confie Cornet, nouvelle capitaine des Bleues en BJK Cup

06.11.2025 - Perşembe 15:55

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Capitaine de l’équipe de France de Billie Jean King Cup (ex-Fed Cup), la Niçoise est longuement revenue sur son nouveau rôle, jeudi, lors d’un point presse à Paris.

Très décontractée, l’ancienne 11e mondiale, nommée dimanche à la tête de l’équipe de France de Billie Jean King Cup et qui succède à Julien Benneteau, en poste depuis 2019 et dont le mandat n’a pas été renouvelé, a notamment fait part de ses ambitions et objectifs. Alizé Cornet, 38 rencontres sous le maillot bleu entre 2008 et 2025, faisait partie de l’équipe victorieuse en Australie en 2019.« Il y avait l’envie d’avoir un impact dans le tennis féminin. L’envie de driver une équipe, d’aider des filles. Dans ma tête, c’était une évidence qu’un jour je serais capitaine. J’avais déjà cet amour du maillot, très ancré. Quand je visualisais mon après carrière, le capitanat revenait souvent. Les filles ont besoin aussi d’une grande sœur qui a vécu ça pendant 20 ans et qui a cette légitimité.»

L’opportunité s’est créée et je me suis dit que j’allais le regretter si je ne le tentais pas.

Alizé Cornet

Deux mois après avoir mis un terme à sa carrière, Alizé Cornet retrouve déjà le haut niveau, cette fois sur le banc, alors que l’ancienne numéro 1 mondiale Amélie Mauresmo a longtemps été pressentie : «L’opportunité s’est créée et je me suis dit que j’allais le regretter si je ne le tentais pas.» Lauréate de six titres sur le circuit WTA, la Niçoise s’était retirée une première fois du circuit professionnel à l’issue d’une défaite au premier tour de Roland-Garros en mai 2024. Mais l’appel des courts a été le plus fort. Revenue sur le circuit dès le début du printemps 2025, elle a été sélectionnée en équipe de France de BJK Cup quelques jours après son retour. «C’est à Roland-Garros en 2024 que ma carrière s’est vraiment terminée. Mon petit retour de cette année, c’était surtout pour prendre du plaisir. En un an et demi, j’ai eu le temps de faire le deuil de ma carrière. Et à partir du moment où j’ai vraiment fait la paix avec ça, où j’ai coupé le cordon avec le tennis, en tout cas en tant que joueuse, il y a des choses qui se sont transformées en moi et je me suis dit qu’il fallait penser à l’après.»


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En 2026, la France vise un retour dans le Groupe mondial

Cornet, qui a signé un contrat de trois ans, est censée accompagner les équipes de France aux Jeux Olympiques de Los Angeles. Son objectif, à court-moyen terme, «sortir du groupe 2». L’équipe tricolore, actuellement modeste 22e au classement des nations, évolue dans le Groupe I, la deuxième division mondiale. Les Bleues tenteront de regagner leur place dans le Groupe mondial lors des rencontres prévues en avril 2026. «Cette année, il n’y a pas de temps à perdre et c’est complètement faisable, on l’a vu cette année où on a failli le faire.» Il va lui falloir, déjà, mettre un staff sur pied. Deuxième objectif : convaincre les joueuses, dont la nouvelle numéro 1 française Lois Boisson, aucune sélection à ce jour.

L’ancienne leader Caroline Garcia s’est retirée des courts, Lois Boisson, demi-finaliste surprise de Roland-Garros est attendue pour sauver la patrie. « Loïs, je l’ai appelé pour lui annoncer le capitanat. J’ai senti que ça lui faisait plaisir. Après elle n’est pas très démonstrative (sourires). J’étais contente déjà d’avoir une réaction positive. On n’a pas encore réellement échangé sur comment elle voit son rôle dans cette équipe et si elle un amour du maillot. On aura l’occasion d’en parler en Australie où on va se réunir avec les autres joueuses. Je vais glaner des informations. Si on pouvait avoir une leader comme elle, ce serait très bien. Mais c’est un peu tôt. Mais c’est super d’avoir ce profil de joueuse mesurée. La gestion émotionnelle c’est très important et elle sera forte dans ce domaine.»

On manque de femmes dans le système. Là où on en aurait le plus besoin, c’est dans l’enseignement.

Alizé Cornet

Au-delà du capitanat, l’ancienne joueuse de 35 ans hérite d’un rôle élargi de manageuse des équipes de France. «Pour l’instant, les contours de cette mission restent vagues, mais ça va être important pour moi d’aller voir ce qui se passe chez les jeunes, dans les circuits secondaires, et puis de revenir avec des propositions avec un peu de fraîcheur. Je sais que je peux aussi apporter à des filles qui ne sont pas forcément au sommet de la pyramide du haut niveau. On en a besoin, avec un tennis féminin qui s’est un petit peu cassé la figure ces dernières années. Peut-être parce qu’on n’a pas tout fait bien. Je ne prétends pas régler tout mais, en tout cas, je peux apporter des idées nouvelles. » Et la Niçoise de détailler : «On manque de femmes dans le système. Là où on en aurait le plus besoin, c’est dans l’enseignement. Il y a moins de 20 % de femmes. Donc on va essayer de pousser fort pour former des éducatrices, des entraîneuses. Je pense que j’arrive vraiment au bon moment dans cette fédération pour qu’on essaie d’être de plus en plus ambitieux pour le tennis féminin.»

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