La disparition du Haut-Karabakh, chronique d'une promesse française impossible

24.03.2024 - Pazar 06:56

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Emmanuel Macron et le premier ministre arménien Nikol Pachinian lors de la panthéonisation de Missak Manouchian.
POOL / REUTERS

Six mois après la conquête éclair de l’enclave arménienne par l'Azerbaïdjan, Le Figaro revient sur les coulisses politiques d’un dossier sur lequel la France, en raison de ses liens avec l’Arménie, était particulièrement attendue.

Parmi toutes les idées imaginées par Sylvain Tesson pour presser la France au secours des Arméniens du Haut-Karabakh, isolés pendant 8 mois par un blocus de l’Azerbaïdjan, il y avait celle-ci, peut-être la plus fantasque. Faire jouer à Jean Dujardin le rôle du président de la République, et organiser une marche jusqu’aux portes du corridor de Latchin - la route qui conduit à l’enclave bloquée par les Azéris. L’acteur aurait lu un discours préparé par l’écrivain, les mots qu’auraient pu prononcer le chef d’État s’il était venu lui-même sur place.

Car Sylvain Tesson en est certain : un déplacement d’Emmanuel Macron aurait pu changer les choses. En raison des liens historiques et culturels qui l’unissent à l'Arménie, la France était très attendue sur le dossier. Lorsque l'écrivain avait pris à partie le chef d'État dans une lettre ouverte publiée dans Le Figaro Magazine à l'automne 2022, Emmanuel Macron n'avait-il pas répondu, en direct sur France 2 : «Jamais nous n'abandonnerons…

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