l’État s’en remet aux Calédoniens pour l’avenir de l’accord de Bougival

Au dernier jour de sa visite, la ministre des Outre-mer a annoncé que les Calédoniens seront consultés sur l’accord de Bougival au mois de février avant la réforme constitutionnelle. Une manière de sortir du blocage politique orchestré par le FLNKS, plus que jamais affaibli.
Quatre ans après avoir exprimé leur attachement à la France pour la troisième fois par voie référendaire, les Calédoniens sont à nouveau appelés aux urnes. Au terme de sa visite, au cours de laquelle elle n’a que très peu pris la parole, préférant « prendre le temps d’écouter », la ministre des Outre-mer a annoncé, à la surprise générale de la population, la tenue d’une « consultation citoyenne anticipée » sur l’accord de Bougival avant même la révision constitutionnelle. « Redonner la parole aux Calédoniens dans un moment de tension, voilà la voie légitime qui peut être entreprise, a déclaré Naïma Moutchou. On leur demandera “est-ce que vous voulez ou pas l’accord de Bougival ?” Et s’ils en veulent, cela donnera de la puissance à ce qui sera mis en œuvre par la suite. »
L’accord de Bougival avait été signé le 12 juillet dernier, sous l’égide de son prédécesseur Manuel Valls, qui a qualifié dimanche sur Radio J le deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron de « naufrage »
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